{"id":405,"date":"2025-03-05T13:28:05","date_gmt":"2025-03-05T13:28:05","guid":{"rendered":"https:\/\/uicn.ma\/?page_id=405"},"modified":"2025-03-06T11:31:05","modified_gmt":"2025-03-06T11:31:05","slug":"biodiversite-dulcicole","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/uicn.ma\/?page_id=405","title":{"rendered":"Biodiversit\u00e9 dulcicole"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-small-font-size\">Les eaux continentales sont parmi les ressources naturelles indispensables \u00e0 la survie de l&rsquo;homme ; leur valeur&nbsp;<em>socio-\u00e9conomique&nbsp;<\/em>r\u00e9side dans le fait qu&rsquo;elles soient une source majeure d&rsquo;eau potable et d&rsquo;irrigation, d&rsquo;\u00e9nergie, d&rsquo;aliments et de nombreux autres b\u00e9n\u00e9fices. Elles constituent, d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, des complexes d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes de grande valeur \u00e9cologique ; en effet, les eaux de surface participent \u00e0 l&rsquo;alimentation des nappes phr\u00e9atiques, \u00e0 la r\u00e9gulation des d\u00e9bits, \u00e0 l&rsquo;absorption des crues, \u00e0 l&rsquo;\u00e9puration des eaux us\u00e9es et au maintien de l&rsquo;\u00e9quilibre hydro s\u00e9dimentaire des r\u00e9seaux hydrographiques, sans compter les multiples autres fonctions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Cependant, les plus grandes valeurs \u00e9cologiques de ces \u00e9cosyst\u00e8mes s&rsquo;expriment \u00e0 travers leurs composantes biologiques : des centaines d&rsquo;esp\u00e8ces ont \u00e9tabli dans chaque point d&rsquo;eau un r\u00e9seau trophique complexe assurant un fonctionnement \u00e9quilibr\u00e9 et, partant, une p\u00e9rennit\u00e9 des bioc\u00e9noses. Celles-ci ont, par ailleurs, \u00e9volu\u00e9 durant des mill\u00e9naires s\u00e9par\u00e9ment les unes des autres et dans des conditions \u00e9cologiques diff\u00e9rentes ; en cons\u00e9quence, plusieurs d&rsquo;entre elles ont acquis une certaine identit\u00e9, voire des esp\u00e8ces propres \u00e0 elles. Une telle richesse \u00e9cologique traduit de grandes valeurs en biodiversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Malgr\u00e9 cet int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique, les \u00e9cosyst\u00e8mes aquatiques continentaux continuent encore d&rsquo;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s avant tout pour leurs valeurs socio-\u00e9conomiques, ceci \u00e0 la fois par les d\u00e9cideurs, les gestionnaires et la population. Les fonctions \u00e9cologiques et la diversit\u00e9 biologique sont rest\u00e9es n\u00e9glig\u00e9es, \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;avifaune et de l&rsquo;ichtyofaune qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de quelques actions de conservation, bien que celles-ci int\u00e9ressent des types restreints d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes d&rsquo;eau continentale. La pr\u00e9sente \u00e9tude aura le m\u00e9rite de sugg\u00e9rer et de discuter, pour la premi\u00e8re fois au Maroc, la protection des peuplements invert\u00e9br\u00e9s ; ceci permettra de valoriser des \u00e9cosyst\u00e8mes qui pr\u00e9sentent un faible attrait ornithologique ou piscicole, tels que les cours d&rsquo;eau d\u2019altitude et les sources.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une faune m\u00e9diterran\u00e9enne originale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La faune des eaux continentales nord-africaines, plus particuli\u00e8rement celle du Maroc, a montr\u00e9 une \u00e9tonnante originalit\u00e9 \u00e0 plusieurs niveaux (Giudicelli&nbsp;<em>et al.<\/em>, 1985 ; Dakki, 1987), que l\u2019on r\u00e9sumera dans les principaux points suivants :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list has-small-font-size\">\n<li>un taux d&rsquo;end\u00e9mie relativement \u00e9lev\u00e9, que cette \u00e9tude essayera de mieux analyser ;<\/li>\n\n\n\n<li>une richesse en reliques afro-tropicales, t\u00e9moin d&rsquo;un pass\u00e9 climatique (\u00e8re tertiaire) chaud et humide ;<\/li>\n\n\n\n<li>une vari\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifique nationale relativement faible, compar\u00e9e \u00e0 celle des pays d\u2019Europe ;<\/li>\n\n\n\n<li>une distribution altitudinale bien diff\u00e9rente de celle qu\u2019elle a en Europe, avec une ascension fr\u00e9quente dans les montagnes marocaines des esp\u00e8ces communes avec l&rsquo;Europe ;<\/li>\n\n\n\n<li>une \u00e9cologie assez particuli\u00e8re, reflet d\u2019une hydrologie et d\u2019un climat m\u00e9diterran\u00e9ens, avec des influences atlantiques et sahariennes plus ou moins marqu\u00e9es.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p><strong>INVENTAIRE DE LA FAUNE D&rsquo;EAU CONTINENTALE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La grande majorit\u00e9 des informations relatives \u00e0 la biodiversit\u00e9&nbsp;<strong>n\u00e9cessite&nbsp;<\/strong>de dresser un&nbsp;<strong><em>inventaire le plus complet possible&nbsp;<\/em><\/strong>de la faune (y compris les esp\u00e8ces introduites). Vu l\u2019absence de cet inventaire pour les peuplements des eaux continentales du Maroc, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de commencer par une \u00e9tude bibliographique s\u00e9lective, visant la recherche des citations d\u2019esp\u00e8ces au Maroc (et accessoirement dans les autres pays du Maghreb).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L&rsquo;analyse faite de cet inventaire doit tenir compte des trois param\u00e8tres suivants :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1)&nbsp;les Poissons diadromes qui passent une grande partie de leur vie dans les eaux continentales sont pris en compte ; il s&rsquo;agit en particulier de l&rsquo;Anguille et des Aloses ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2)&nbsp;certaines esp\u00e8ces signal\u00e9es nouvelles pour la Science ou comme ind\u00e9termin\u00e9es ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es, sauf s&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;unique citation du genre dans le pays ; l&rsquo;esp\u00e8ce et son genre seront dans ce cas comptabilis\u00e9s parmi les peuplements marocains ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(3)&nbsp;notre liste contient m\u00eame les esp\u00e8ces allochtones (introduites) dont la pr\u00e9sence dans les eaux marocaines est encore probable ou continue d&rsquo;\u00eatre indiqu\u00e9e ; ce cas ne concerne que quelque seize Poissons et deux Crustac\u00e9s D\u00e9capodes ; par ailleurs, les introductions qui n&rsquo;ont pas r\u00e9ussi ne seront pas pris en compte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Le tableau I donne les r\u00e9sultats du recensement des diff\u00e9rents groupes syst\u00e9matiques1&nbsp;; les chiffres sont pr\u00e9sent\u00e9s dans un sch\u00e9ma hi\u00e9rarchique, avec indication des effectifs totaux en premi\u00e8re ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Ces recensements ont fourni des r\u00e9sultats assez significatifs, permettant une premi\u00e8re analyse de la composition de la faune des eaux continentales marocaines.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-small-font-size\">\u21d2 \u00a0<strong><em>Une faune relativement appauvrie, compar\u00e9e \u00e0 celle des pays d&rsquo;Europe, d&rsquo;Asie et de l&rsquo;ensemble du Maghreb\u00a0<\/em><\/strong>: elle ne compte que 1575 esp\u00e8ces et sous-esp\u00e8ces, r\u00e9parties entre 646 genres, 198 familles et 37 ordres.Les raisons de cette pauvret\u00e9 sont encore mal-cern\u00e9es dans leur totalit\u00e9, bien que plusieurs hypoth\u00e8ses aient \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9es \u00e0 ce sujet, mettant en cause \u00e0 la fois l&rsquo;\u00e9volution pal\u00e9obiog\u00e9o-graphique (insularit\u00e9, s\u00e9cheresse fini-tertiaire, fluctuations climatiques quaternaires &#8230;) et r\u00e9cente (impacts humains et s\u00e9cheresses r\u00e9p\u00e9t\u00e9es) des eaux continentales du pays (Dakki, 1987 ; Dakki &amp; El Agbani, 1995).Il faut consid\u00e9rer d&rsquo;un2\u00a0autre c\u00f4t\u00e9 que cet inventaire ne repr\u00e9senterait que 80 % de l&rsquo;inventairer\u00e9el,estim\u00e9 danslepr\u00e9sentrapport\u00e02000esp\u00e8cesetsous-esp\u00e8ces.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\">\u21d2 \u00a0Les Insectes, avec 1140 esp\u00e8ces et sous-esp\u00e8ces, repr\u00e9sentent 72,0 % de cette faune, avec 55,0 % r\u00e9partis entre les Dipt\u00e8res et les Col\u00e9opt\u00e8res seuls, malgr\u00e9 que ces deux ordres nous paraissent comporter encore des lacunes3. Les Crustac\u00e9s occupent 14,0 % seulement, suivis par les Mollusques, les Ann\u00e9lides, les Hydracariens et les Poissons qui ne repr\u00e9sentent que 2,8-3,3 % chacun. Rappelons que 36,0 % du peuplement ichtyologique actuel est d&rsquo;origine allochtone, sachant que les introductions qui n&rsquo;ont pas r\u00e9ussi ne sont pas incluses dans ce rapport.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"743\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.08.51-1024x743.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-475\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.08.51-1024x743.png 1024w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.08.51-300x218.png 300w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.08.51-768x557.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.08.51.png 1420w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"793\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.10.59-1024x793.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-476\" style=\"width:827px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.10.59-1024x793.png 1024w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.10.59-300x232.png 300w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.10.59-768x595.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.10.59.png 1374w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>ESPECES ENDEMIQUES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La liste globale des taxons end\u00e9miques (nationaux) est donn\u00e9e en annexe 4 et son analyse est pr\u00e9sent\u00e9e dans le Tableau II. Cette analyse porte sur la variation de l&rsquo;end\u00e9mie en fonction des groupes zoologiques, sur la r\u00e9partition g\u00e9ographique des taxons et sur leurs pr\u00e9f\u00e9rences \u00e9cologiques. Il est fourni en plus (\u00e0 titre indicatif) les menaces (degr\u00e9s et types) qui touchent ces end\u00e9miques ; lesquelles menaces sont analys\u00e9es dans le chapitre suivant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Parmi les 1575 taxons connus du Maroc (Annexe 1), 136 esp\u00e8ces et sous-esp\u00e8ces sont end\u00e9miques du pays1, soit un taux moyen d&rsquo;environ 8,63 %. Une aussi forte proportion donne certainement une originalit\u00e9 et un grand int\u00e9r\u00eat en biodiversit\u00e9 \u00e0 la faune des eaux continentales du Maroc.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">\u2022&nbsp;Le&nbsp;<strong>nombre d&rsquo;end\u00e9miques&nbsp;<\/strong>est tr\u00e8s in\u00e9galement r\u00e9parti entre les diff\u00e9rents&nbsp;<strong>groupes&nbsp;<\/strong>:<br>\u21d2&nbsp;<strong><em>Insectes&nbsp;<\/em><\/strong>: 55,2 %, r\u00e9partis principalement entre les Dipt\u00e8res (19,1), les Trichopt\u00e8res<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(15,4), les Col\u00e9opt\u00e8res (11,0) et les Eph\u00e9m\u00e9ropt\u00e8res (7,4) ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">\u21d2&nbsp;<strong><em>Crustac\u00e9s&nbsp;<\/em><\/strong>: 28,7 %, partag\u00e9s surtout entre les Amphipodes (14,0), les Isopodes (5,9) et les Cop\u00e9podes (5,2), avec toutefois deux esp\u00e8ces d&rsquo;Anostrac\u00e9s du genre nord- africain&nbsp;<em>Tanymastigites&nbsp;<\/em>et les deux repr\u00e9sentants marocains des Thermosbaenacea ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">\u21d2&nbsp;<strong><em>Poissons&nbsp;<\/em><\/strong>: 11 end\u00e9miques, l&rsquo;une d&rsquo;elles ayant disparu (<em>Salmo pallaryi<\/em>) et toutes les autres sont parmi les Cipriniformes : huit esp\u00e8ces du genre&nbsp;<em>Barbus<\/em>, une du complexe&nbsp;<em>Varichorinus<\/em>\/<em>Labeobarbus&nbsp;<\/em>et la forme marocaine de la Loche de rivi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-small-font-size\">La pr\u00e9sence remarquable de\u00a0<strong>genres end\u00e9miques\u00a0<\/strong>m\u00e9rite une mention \u00e0 part ; c&rsquo;est en particulier le cas, parmi les\u00a0<em>Turbellari\u00e9s,\u00a0<\/em>du genre monosp\u00e9cifique\u00a0<em>Acromyadenium\u00a0<\/em>propre \u00e0 l&rsquo;Atlas. Les deux genres de Crustac\u00e9s\u00a0<em>Maroccolana\u00a0<\/em>(Isopode) et\u00a0<em>Maghrebidiella\u00a0<\/em>(Amphipode) seraient \u00e9galement propres au Maroc.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\">L&rsquo;analyse des\u00a0<strong>taux d&rsquo;end\u00e9mie<\/strong>1\u00a0montre que les diff\u00e9rents groupes zoologiques pr\u00e9sentent des aptitudes \u00e0 l&rsquo;end\u00e9mie tr\u00e8s diff\u00e9rentes.\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u21d2 \u00a0Les plus forts taux sont enregistr\u00e9s chez les Crustac\u00e9s, avec les\u00a0<strong><em>Thermosbaenacea\u00a0<\/em><\/strong>au premier rang, suivis par les\u00a0<strong><em>Amphipodes\u00a0<\/em><\/strong>(o\u00f9 les esp\u00e8ces de la famille des Metacrangonictidae sont dans leur quasitotalit\u00e9 end\u00e9miques), puis par les\u00a0<strong><em>Isopodes<\/em><\/strong>, les\u00a0<strong><em>Anostrac\u00e9s\u00a0<\/em><\/strong>et les\u00a0<strong><em>Cop\u00e9podes<\/em><\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li>\u21d2 \u00a0Les Hydracariens montrent un taux relativement \u00e9lev\u00e9 (environ 18 %), mais qui restera \u00e0 confirmer avec des \u00e9tudes futures plus compl\u00e8tes.<\/li>\n\n\n\n<li>\u21d2 \u00a0Chez les Insectes, le taux moyen est assez faible (6,6 %), mais les valeurs calcul\u00e9es pour chaque ordre permettent de d\u00e9tacher les Trichopt\u00e8res (avec 29,2 %) et les Eph\u00e9m\u00e9ropt\u00e8res (avec 23,8 %) nettement au-dessus des autres ordres pr\u00e9sentant des end\u00e9miques. Les Col\u00e9opt\u00e8res et les Dipt\u00e8res, bien qu&rsquo;ils aient fourni les plus grands nombres d&rsquo;end\u00e9miques, pr\u00e9sentent de faibles taux (3,23-6,25 % respectivement) ; toutefois, une analyse plus fine a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les familles de Dipt\u00e8res les plus concern\u00e9es sont les Blephariceridae et les Simuliidae, alors que dans les Col\u00e9opt\u00e8res, l&rsquo;end\u00e9mie est partag\u00e9e entre les Dytiscidae, les Elmidae et les Hydraenidae, les plus forts taux \u00e9tant dans les deux derni\u00e8res familles.<\/li>\n\n\n\n<li>\u21d2 \u00a0Un taux respectable (25,0 %) est enregistr\u00e9 chez les Poissons2, parmi lesquels 43,5 % des Cypriniformes sont end\u00e9miques ; cela malgr\u00e9 que nous n&rsquo;avons pas tenu compte du grand nombre de formes r\u00e9gionales de Barbeaux d\u00e9crites autrefois en tant qu&rsquo;esp\u00e8ces ind\u00e9pendantes puis remises en synonymie. Il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 tenu compte \u00e9galement des diff\u00e9rentes formes (vari\u00e9t\u00e9s) de Truites autochtones signal\u00e9es dans la bibliographie et qui n&rsquo;ont toujours pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes taxinomiques qui les caract\u00e9risent.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\">Une analyse pr\u00e9liminaire de la\u00a0<strong>r\u00e9partition g\u00e9ographique\u00a0<\/strong>des end\u00e9miques montre une tr\u00e8s forte concentration au niveau des massifs montagneux du Haut et Moyen Atlas, chacun h\u00e9bergeant en exclusivit\u00e9 plus du quart de cette faune. Les plaines et plateaux atlantiques ont \u00e9galement un contingent d&rsquo;end\u00e9miques (principalement dans les puits et dayas).Les r\u00e9sultats actuels le Rif sont encore lacunaires et ne refl\u00e8tent pas convenablement l&rsquo;originalit\u00e9 des eaux de ce massif, puisqu&rsquo;il ne compte que cinq esp\u00e8ces exclusives.Dans l&rsquo;\u00e9laboration de la strat\u00e9gie nationale, un effort particulier sera fourni pour \u00e9laborer des propositions propres \u00e0 ces zones d&rsquo;end\u00e9mie.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\">Sur le plan\u00a0<strong>\u00e9cologique<\/strong>, un r\u00e9sultat fondamental peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre tir\u00e9 de l&rsquo;observation des pr\u00e9f\u00e9rences des end\u00e9miques : l\u2019end\u00e9mie atteint son apog\u00e9e principalement parmi les peuplements\u00a0<strong><em>phr\u00e9aticoles\u00a0<\/em><\/strong>(<em>stygobies<\/em>),\u00a0<strong><em>cr\u00e9nophiles\u00a0<\/em><\/strong>(des sources) et\u00a0<strong><em>rhithrophiles\u00a0<\/em><\/strong>(des cours d\u2019eau froids\/frais d\u2019altitude). Dans les propositions de strat\u00e9gie, notre attention a par cons\u00e9quent \u00e9t\u00e9 orient\u00e9e principalement vers ces types de peuplements et leurs habitats qui, d\u2019ailleurs, sont de plus en plus menac\u00e9s.Toutefois, les cours d\u2019eau de basse altitude et les eaux stagnantes (dayas surtout) ont \u00e9galement leurs end\u00e9miques (avec un contingent non n\u00e9gligeable de reliques tropicales).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"516\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.16-1024x516.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-477\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.16-1024x516.png 1024w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.16-300x151.png 300w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.16-768x387.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.16.png 1422w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"837\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.56-1024x837.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-478\" style=\"width:797px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.56-1024x837.png 1024w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.56-300x245.png 300w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.56-768x628.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.15.56.png 1282w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Le nombre r\u00e9el d&rsquo;end\u00e9miques marocaines est certainement plus grand que celui que nous donnons, puisque dans certains groupes, les \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 peine \u00e9bauch\u00e9es (Hydracariens, Crustac\u00e9s Isopodes, Neuropt\u00e8res, Col\u00e9opt\u00e8res Hydraenidae et Dryopidae &#8230; pour ne citer que les groupes comportant de grandes lacunes).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Par ailleurs, la limitation volontaire de cette \u00e9tude aux end\u00e9miques marocaines ne permet pas de refl\u00e9ter pleinement toutes les originalit\u00e9s de la faune de nos eaux continentales ; les end\u00e9miques nord-africaines et ouest-m\u00e9diterran\u00e9ennes sont \u00e9galement bien repr\u00e9sent\u00e9es au Maroc et certains sites nationaux seraient parmi les derniers refuges de celles-ci. Nous essaierons de les mettre en valeur dans l&rsquo;approche des menaces.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ESPECES MENACEES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Nous consid\u00e9rons comme&nbsp;<strong>menac\u00e9&nbsp;<\/strong>(<em>sensu lato<\/em>) ou&nbsp;<strong>class\u00e9&nbsp;<\/strong>tout taxon dont les chances de survie \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle marocaine ou r\u00e9gionale (ouest-m\u00e9diterran\u00e9enne, nord-africaine) sont faibles, compte tenu de la vitesse de d\u00e9gradation des habitats d&rsquo;eaux continentales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Dans la pratique, devront \u00eatre d\u00e9sign\u00e9s comme menac\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-small-font-size\">(1) \u00a0les end\u00e9miques marocaines aux pr\u00e9f\u00e9rences \u00e9cologiques tr\u00e8s \u00ab\u00a0strictes\u00a0\u00bb et dont les habitats sont limit\u00e9s dans l\u2019espace et\/ou sont menac\u00e9s de disparition ou de modification profonde ; autrement dit, les end\u00e9miques \u00e0 large r\u00e9partition (ayant, par cons\u00e9quent, une grande chance de survie) ne seront pas consid\u00e9r\u00e9s ;<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\">(2) \u00a0des taxons non end\u00e9miques mais qui sont en r\u00e9gression \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale ou r\u00e9gionale (nord-africaine ou ouest-m\u00e9diterran\u00e9enne) ; dans ce cas, les seules listes r\u00e9gionales consult\u00e9es sont celles \u00e9tablies par l&rsquo;Union Europ\u00e9enne (projets\u00a0<em>CORINE Biotopes\u00a0<\/em>ou\u00a0<em>NATURA 2000<\/em>), ainsi qu&rsquo;une monographie ancienne de 20 ann\u00e9es, la\u00a0<em>Limnofauna europaea\u00a0<\/em>(Illies, 1978).<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La d\u00e9signation de tels taxons demande donc une bonne connaissance de leur r\u00e9partition \u00e9cologique et g\u00e9ographique ainsi que des menaces qui diminuent leurs chances de survie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Vu que les connaissances relatives \u00e0 certains groupes zoologiques sont limit\u00e9es, il serait difficile, voire impossible, de dresser un inventaire exhaustif des esp\u00e8ces menac\u00e9es ; notre liste (Annexe 5) a \u00e9t\u00e9, par cons\u00e9quent, limit\u00e9e aux taxons pour lesquels les crit\u00e8res de choix indiqu\u00e9s ci-dessus sont bien v\u00e9rifi\u00e9s, tout en marquant (\u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une interrogation \u00ab\u00a0?\u00a0\u00bb) les taxons soup\u00e7onn\u00e9s menac\u00e9s, sans que des preuves ne puissent \u00eatre formul\u00e9es. Cette liste restera donc ouverte \u00e0 d&rsquo;\u00e9ventuels ajouts (ou suppressions si n\u00e9cessaire).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L&rsquo;analyse des menaces par groupe zoologique est pr\u00e9sent\u00e9e dans le Tableau III, que nous commentons ci-apr\u00e8s, alors qu&rsquo;une analyse de la r\u00e9partition r\u00e9gionale des taxons rares\/menac\u00e9s sera faite dans un chapitre \u00e0 part (\u00a7 VIII, p. 27), en tant que moyen d&rsquo;\u00e9valuation des diff\u00e9rentes zones biog\u00e9ographiques du pays.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Le nombre de taxons rares\/vuln\u00e9rables s&rsquo;estime \u00e0 quelque 137 esp\u00e8ces et sous-esp\u00e8ces, parmi lesquelles 110 sont end\u00e9miques du Maroc (sans compter une esp\u00e8ce disparue,&nbsp;<em>Salmo pallaryi<\/em>) et les autres sont nord-africaines ou ouest-m\u00e9diterran\u00e9ennes. Seize esp\u00e8ces sont consid\u00e9r\u00e9es comme&nbsp;<em>menac\u00e9es&nbsp;<\/em>et une vingtaine comme&nbsp;<em>vuln\u00e9rables<\/em>, alors que la grande majorit\u00e9 (soit 89) sont class\u00e9es&nbsp;<em>rares<\/em>. Des v\u00e9rifications restent \u00e0 faire pour treize taxons indiqu\u00e9s dans le pr\u00e9sent travail comme probablement menac\u00e9s&nbsp;<em>s.l.<\/em>, du moins rares.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Le plus grand nombre d&rsquo;esp\u00e8ces menac\u00e9es se trouve parmi les Insectes (63,5 %), suivis par les Crustac\u00e9s (20,4 %) et les Poissons (8,0 %).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"738\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.20.37-1024x738.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-479\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.20.37-1024x738.png 1024w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.20.37-300x216.png 300w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.20.37-768x553.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.20.37.png 1410w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"832\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.21.06-1024x832.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-480\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.21.06-1024x832.png 1024w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.21.06-300x244.png 300w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.21.06-768x624.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.21.06-1328x1080.png 1328w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Capture-decran-2025-03-06-a-11.21.06.png 1358w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>ESPECES INTRODUITES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Seuls les\u00a0<strong>Poissons\u00a0<\/strong>(16 esp\u00e8ces au moins, soit environ 36% du peuplement ichtyologique marocain) et les deux\u00a0<strong>Ecrevisses\u00a0<\/strong>(Crustac\u00e9s, D\u00e9capodes) sont concern\u00e9s. Ces introductions ont pour principaux objectifs le d\u00e9veloppement de la p\u00eache dans les eaux continentales et, pour le cas des Carpes, la lutte contre l&rsquo;eutrophisation ; la conservation de ces esp\u00e8ces (en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ments de la biodiversit\u00e9) n&rsquo;est pas consid\u00e9r\u00e9e pour le moment. Certaines d\u2019entre elles (Brochet, Carpes, Black-Bass, Arc-en-ciel &#8230;) sont, en partie ou en totalit\u00e9, reproduites artificiellement et n\u2019ont pas de r\u00f4le positif dans la diversit\u00e9 biologique au Maroc. Au contraire, certaines introductions pourraient \u00eatre n\u00e9fastes: c\u2019est probablement le cas des d\u00e9versements r\u00e9alis\u00e9s autrefois dans l\u2019Aguelmam de Sidi Ali, qui seraient une cause tr\u00e8s probable de la disparition de la Truite de Pallary. Il est \u00e9galement \u00e0 craindre que les d\u00e9versements de truites fario dans des biotopes contenant d\u00e9j\u00e0 des populations autochtones ne m\u00e8nent \u00e0 des \u00ab\u00a0pollutions g\u00e9n\u00e9tiques\u00a0\u00bb, sans oublier les possibilit\u00e9s de comp\u00e9tition et d&rsquo;antagonisme entre taxons locaux et introduits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Un certain r\u00f4le dans la conservation de la biodiversit\u00e9 aurait pu \u00eatre reconnu \u00e0 ces introduction, dans la mesure o\u00f9 elles devaient contribuer \u00e0 all\u00e9ger la pression de p\u00eache sur les esp\u00e8ces autochtones. La r\u00e9gression de ces derni\u00e8res ne semble pas confirmer cette hypoth\u00e8se, exception faite du cas de certains Barbeaux, encore que ceux-ci semblent subsister gr\u00e2ce \u00e0 leurs larges pr\u00e9f\u00e9rences \u00e9cologiques et \u00e0 la basse &lsquo;qualit\u00e9&rsquo; que leur attribuent les p\u00eacheurs.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"667\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc-667x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-481\" style=\"width:636px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc-667x1024.png 667w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc-195x300.png 195w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc-768x1180.png 768w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc-1000x1536.png 1000w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc-703x1080.png 703w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/poissons-du-Maroc.png 1072w\" sizes=\"(max-width: 667px) 100vw, 667px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>ESPECES REGLEMENTEES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les seules esp\u00e8ces autochtones concern\u00e9es directement par la r\u00e9glementation nationale sont les&nbsp;<strong>Aloses<\/strong>, l&rsquo;<strong>Anguille&nbsp;<\/strong>et la&nbsp;<strong>Truite fario<\/strong>. Il s&rsquo;agit principalement des arr\u00eat\u00e9s annuels ou permanents de la p\u00eache, adopt\u00e9s lors des r\u00e9unions du Conseil Sup\u00e9rieur de la P\u00eache et int\u00e9ressant plut\u00f4t les esp\u00e8ces introduites. R\u00e9cemment, la rar\u00e9faction de la&nbsp;<strong>Grande Alose&nbsp;<\/strong>a pouss\u00e9 le Minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture \u00e0 interdire totalement la p\u00eache de cette esp\u00e8ce. Pour plus d&rsquo;information, le lecteur devrait se r\u00e9f\u00e9rer au rapport &lsquo;<em>L\u00e9gislation<\/em>&lsquo; concernant la pr\u00e9sente \u00e9tude nationale de la biodiversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Sur les listes internationales, seule la&nbsp;<strong>Sangsue m\u00e9dicinale&nbsp;<\/strong>(<em>Hirudo medicinalis<\/em>, connue au Maroc plut\u00f4t sous le nom de&nbsp;<em>Hirudo troctina<\/em>) est cit\u00e9e. Celle-ci figure sur l&rsquo;annexe II de la CITES (WCMC, 1993) et la liste rouge de l&rsquo;UICN (Wells&nbsp;<em>et al.<\/em>, 1983).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Une&nbsp;<strong><em>liste rouge&nbsp;<\/em><\/strong>pour le Maroc a pu \u00eatre ouverte \u00e0 l&rsquo;occasion de cette \u00e9tude ; l&rsquo;inventaire des esp\u00e8ces menac\u00e9es (<em>s.s.<\/em>) \u00e9tabli dans ce rapport (Annexe 5) en est une \u00e9bauche.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les eaux continentales sont parmi les ressources naturelles indispensables \u00e0 la survie de l&rsquo;homme ; leur valeur&nbsp;socio-\u00e9conomique&nbsp;r\u00e9side dans le fait qu&rsquo;elles soient une source majeure d&rsquo;eau potable et d&rsquo;irrigation, d&rsquo;\u00e9nergie, d&rsquo;aliments et de nombreux autres b\u00e9n\u00e9fices. 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