{"id":408,"date":"2025-03-05T13:28:56","date_gmt":"2025-03-05T13:28:56","guid":{"rendered":"https:\/\/uicn.ma\/?page_id=408"},"modified":"2025-03-06T10:56:48","modified_gmt":"2025-03-06T10:56:48","slug":"biodiversite-marine","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/uicn.ma\/?page_id=408","title":{"rendered":"Biodiversit\u00e9 marine"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-font-size\">Faune marine<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La faune marine, encore incompl\u00e8tement r\u00e9pertori\u00e9e, compte plus de 7.000 esp\u00e8ces connues. Son organisation est analogue \u00e0 celle de la faune marine mondiale, avec pr\u00e9dominance d\u2019Arthropodes, de Mollusques et de Vert\u00e9br\u00e9s qui, ensemble, constituent environ 65 % du total de la faune connue au Maroc, valeur tr\u00e8s proche de celle calcul\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Les Arthropodes (27% de la faune totale) sont surtout repr\u00e9sent\u00e9s par les Crustac\u00e9s; les Mollusques (22%) par les Gast\u00e9ropodes et les Lamellibranches; et les Vert\u00e9br\u00e9s (16%) par les Poissons. Le reste de cette faune est r\u00e9parti sur 15 embranchements d\u2019importance variable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La faune zooplanctonique marine du Maroc semble la plus diversifi\u00e9e de toute la M\u00e9diterran\u00e9e, avec 1063 esp\u00e8ces, repr\u00e9sent\u00e9es en grande partie (65%) par des Crustac\u00e9s, surtout des Cop\u00e9podes (cf. Tableau 8). Les Poissons, repr\u00e9sent\u00e9s sous forme d\u2019oeufs et d\u2019alevins, constituent 3% environ des esp\u00e8ces du zooplancton. Le zooplancton repr\u00e9sente un maillon extr\u00eamement important dans la cha\u00eene trophique de nombreuses esp\u00e8ces d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-font-size\"><strong>Esp\u00e8ces menac\u00e9es<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La faune marine menac\u00e9e du Maroc englobe 271 esp\u00e8ces (soit 3,75% du total de la faune marine du pays), dont 108 coraux, 85 esp\u00e8ces de poissons, 23 crustac\u00e9s, 21 mammif\u00e8res marins, 20 mollusques, 6 tortues marines, 5 spongiaires, et enfin, 2 agnathes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Spongiaires menac\u00e9s appartiennent aux deux genres Spongia et Hippospongia. Ces esp\u00e8ces ne sont, certes, pas surexploit\u00e9es ni m\u00eame exploit\u00e9es au Maroc; mais elles sont tellement rares et tr\u00e8s probablement touch\u00e9es par une \u00e9pid\u00e9mie virale qui a d\u00e9cim\u00e9 leurs populations dans la M\u00e9diterran\u00e9e qu&rsquo;elles doivent \u00eatre \u00ab\u00a0strictement interdites\u00a0\u00bb \u00e0 la p\u00eache.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Cnidaires menac\u00e9s de nos c\u00f4tes comptent 108 coraux, soit pr\u00e8s du tiers de l&rsquo;ensemble de ce groupe. Ils sont \u00e9galement tous menac\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale. Il s&rsquo;agit du Corail rouge (Coralliumrubrum), de nombreux coraux noirs et blancs (Scl\u00e9ractiniaires, Stylast\u00e9rid\u00e9s et Antipathaires), ainsi que de la Gorgonaire Eunicellaverrucaria. Lamenace essentielle qui p\u00e8se sur ces esp\u00e8ces est la surexploitation de leurs stocks et la destruction de leurs populations par divers engins de p\u00eaches comme les chaluts de fonds.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">A l&rsquo;\u00e9chelle nationale, le Corail rouge, menac\u00e9 sur toute son aire de dispersion, est surexploit\u00e9 dans de nombreux points (Asilah, Larache, Al Hoceima, etc.). A titre d&rsquo;exemple, dans le gisement m\u00e9diterran\u00e9en d&rsquo;Al Hoceima, la collecte du Corail rouge a chut\u00e9 de 4815 kg en 1984 \u00e0 seulement 183 kg en 1991.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Pour les autres esp\u00e8ces de coraux, on ne conna\u00eet pratiquement rien sur leur statut, \u00e0 part qu&rsquo;ils sont reconnus menac\u00e9s dans pratiquement toute leur aire de distribution. Ces coraux, tr\u00e8s vuln\u00e9rables et qui demandent des dizaines d&rsquo;ann\u00e9es pour atteindre la taille commerciale, doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme menac\u00e9s comme partout dans le monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Mollusques les plus menac\u00e9s de nos eaux sont au nombre de 20, ce qui constitue 1,12% du total de ce groupe. Il s&rsquo;agit plus particuli\u00e8rement de C\u00e9phalopodes et de Bivalves. Ils sont essentiellement menac\u00e9s par l&rsquo;action anthropique (pollution, surexploitation et destruction de leurs habitats). Il s&rsquo;agit principalement de Venerupis decussata et Cerastoderma edule, limit\u00e9s pratiquement aux milieux estuariens et lagunaires, ainsi que Callista chione, Perna perna et Mytilus sp. La premi\u00e8re esp\u00e8ce est tr\u00e8s exploit\u00e9e en M\u00e9diterran\u00e9e, la seconde en Atlantique et les moules (Mytilus) le long des deux fa\u00e7ades maritimes. Les esp\u00e8ces Pinna nobilis et Ostrea edulis, disparues de nombreux points de la M\u00e9diterran\u00e9e, existent encore en petits gisements dans la lagune de Nador, mais sont soumises \u00e0 la pollution et au braconnage. Un autre Mollusque Gast\u00e9ropode, Patella ferruginea, \u00e9galement tr\u00e8s menac\u00e9 en M\u00e9diterran\u00e9e, devient actuellement de plus en plus rare sur nos roches littorales. Parmi les Crustac\u00e9s les plus menac\u00e9s, figurent 23 esp\u00e8ces: Aristeomorpha foliacea, Aristeus antennatus, Plesiopenaeus edwardsianus, Aristeus varidans, Crangon crangon, Palaemon serratus, Heterocarpus ensifer, Parapandalus narval, Plesionika martia, Solenocera membranacea, Parapenaeus longirostris, Penaeopsis serratus, Penaeus kerathurus,Penaeus notialis, Sicyonia galeata, Scyllarides latus, Scyllarus arctus, Homarus gammarus, Nephrops norvegicus, Palinurus elephas, Palinurus mauritanicus, Palinurus regius. La majorit\u00e9 sont des crevettes; mais, il y a aussi le Homard, les Cigales de mer, les Langoustes et la Langoustine, qui commencent \u00e0 se faire rares sur notre littoral, surtout dans la zone nord du Royaume. Il faut peut \u00eatre ajouter, \u00e0 cette liste, le crabe Cancer pagurus, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par le consommateur europ\u00e9en, qui existe dans le pays, bien que tr\u00e8s rare, et dont le statut est pratiquement inconnu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L&rsquo;un des plus importants groupes menac\u00e9s est certainement celui des Poissons, groupe qui joue un r\u00f4le strat\u00e9gique dans l&rsquo;\u00e9conomie marocaine et un r\u00f4le \u00e9cologique crucial dans l&rsquo;\u00e9quilibre de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me marin. Un grand nombre d&rsquo;esp\u00e8ces (pr\u00e8s de 90) sont exploit\u00e9es aussi bien par les flottes c\u00f4ti\u00e8re et hauturi\u00e8re marocaines que par celles d&rsquo;autres pays li\u00e9s au Ma roc par des accord s de p\u00eache (Union Europ\u00e9enne, Russie, Japon, etc.). Parmi ces poissons, il y a essentiellement la sardine, la sardinelle, l&rsquo;anchois, le chinchard, les thonid\u00e9s, les scombrid\u00e9s, le merlu, le pageot, le rouget, etc., qui constituent l&rsquo;essentiel des prises. D&rsquo;autres esp\u00e8ces comme les aloses (Alosa alosa, Alosa falax) et l&rsquo;anguille (Anguilla anguilla), esp\u00e8ces amphihalines, souffrent d&rsquo;autres types de menaces. Les aloses ont \u00e9t\u00e9 affect\u00e9es par la pollution (en particulier dans les principaux sites de l&rsquo;Oued Sebou et Oued Bou Regreg), mais surtout par les constructions des ouvrages hydrauliques (barrages) qui ont consid\u00e9rablement diminu\u00e9 les arriv\u00e9es des eaux douces dans les estuaires, ainsi que par l&rsquo;intense pression de p\u00eache sur ces esp\u00e8ces tr\u00e8s pris\u00e9es au Maroc. Quant \u00e0 l&rsquo;anguille, en plus de ces m\u00eames actions anthropiques, elle est soumise \u00e0 une surexploitation anarchique de ses stades larvaires (civelles) qui sont de tr\u00e8s haute valeur marchande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Toutes les six esp\u00e8ces de tortues marines pouvant \u00eatre rencontr\u00e9es sur les c\u00f4tes marocaines sont menac\u00e9es, comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. L&rsquo;esp\u00e8ce la plus fr\u00e9quente au Maroc, la Tortue caouanne (Caretta caretta), est souvent remont\u00e9e accidentellement dans les filets des p\u00eacheurs. A titre d&rsquo;exemple, les seules donn\u00e9es statistiques qui existent et qui datent de 1991 montrent que pour cette seule ann\u00e9e, 3581 individus de cette esp\u00e8ce ont \u00e9t\u00e9 remont\u00e9s sur la seule fa\u00e7ade m\u00e9diterran\u00e9enne du Maroc. La Tortue-luth (Dermochelys coriacea) est \u00e9galement menac\u00e9e par la p\u00eache accidentelle, surtout sur les c\u00f4tes sahariennes du Maroc. Au sud du Maroc et en Mauritanie, une autre esp\u00e8ce, la Tortue verte (Chelonia mydas), est tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e par les populations locales; ce qui pourrait y entraver le maintien de ses populations si des mesures d&rsquo;exploitation rationnelle ne sont pas institu\u00e9es. Les autres esp\u00e8ces, \u00e0 savoir la Tortue imbriqu\u00e9e (Eretmochelys imbricata), la Tortue de Kemp (Lepidochelys kempi) et la Tortue olivac\u00e9e (Lepidochelys olivacea), sont tr\u00e8s rares dans notre r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La majorit\u00e9 des Mammif\u00e8res marins pouvant \u00eatre rencontr\u00e9s le long du littoral marocain (21 esp\u00e8ces), dont de nombreux Odontoc\u00e8tes, tous les Mystic\u00e8tes et le Pinnip\u00e8de Monachus monachus, sont tr\u00e8s menac\u00e9s sur nos c\u00f4tes, comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. Deux de ces Mammif\u00e8res, la Baleinebleue (Balaenoptera musculus) et la Baleine franche (Balaena glacialis), ont d\u00e9j\u00e0 compl\u00e8tement disparu de nos eaux, sachant que cette derni\u00e8re trouvait dans la Baie de Cintra (c\u00f4te saharienne \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame sud du Maroc) un milieu propice pour sa reproduction et plus particuli\u00e8rement sa mise bas. La Jubarte (Megaptera novaengliae), \u00e9galement tr\u00e8s menac\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, est d e venue extr\u00eamement rare sur nos c\u00f4tes; pourtant, les eaux atlantiques marocaines sont consid\u00e9r\u00e9es comme une voie de migration de cette esp\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Le Phoque moine (Monachus monachus) a pratiquement disparu de toute la fa\u00e7ade m\u00e9diterran\u00e9enne du pays et de toute la partie nord de sa fa\u00e7ade atlantique pour se cantonner dans une zone tr\u00e8s restreinte du littoral saharien appel\u00e9e, \u00e0 juste titre, \u00ab\u00a0c\u00f4te des phoques\u00a0\u00bb. Parmi les causes de cette r\u00e9gression dramatique : les massacres, jadis, des populations sahariennes de cette esp\u00e8ce par les Portugais, la p\u00eache accidentelle, la surexploitation des ressources halieutiques constituant sa nourriture, la destruction de leurs sites de reproduction. Il existe \u00e9galement des causes naturelles comme l&rsquo;effondrement de certaines des grottes qui servent d&rsquo;abris pour cette esp\u00e8ce ou encore, en juin 1997, de l&#8217;empoisonnement et de la mort d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;individus par des eaux color\u00e9es. Le Dauphin bossu (Sousa teuszii), signal\u00e9 r\u00e9cemment sur nos c\u00f4tes m\u00e9ridionales (1990), y est essentiellement menac\u00e9 \u00e0 cause de ses faibles effectifs \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle r\u00e9gionale et mondiale; mais, aussi, \u00e0 cause de son aire de r\u00e9partition tr\u00e8s restreinte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les autres C\u00e9tac\u00e9s du Maroc sont essentiellement menac\u00e9s par les captures accidentelles dans les filets de p\u00eache et par la rar\u00e9faction de leur nourriture suite \u00e0 la surexploitation des ressources halieutiques.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-font-size\">Esp\u00e8ces end\u00e9miques<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Plusieurs groupes syst\u00e9matiques ont des repr\u00e9sentants end\u00e9miques au Ma roc : Spongiaires, Co\u00e9lent\u00e9r\u00e9s, Ann\u00e9lides polych\u00e8tes, Sipunculides, Bryozoaires, Brachiopodes, Mollusques, Echinodermes, Chaetognathes, Urocord\u00e9s et Poissons.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Spongiaires sont constitu\u00e9s par 12 esp\u00e8ces end\u00e9miques de la r\u00e9gion ib\u00e9ro-marocaine (taux d\u2019end\u00e9misme de 3,3%), d\u00e9couvertes pour la plupart lors de r\u00e9centes campagnes oc\u00e9anographiques (1994). Ces esp\u00e8ces sont r\u00e9parties sur neuf genres (Petrosia, Bubaropsis, Gellius, Halicometes, Histodermion, Polymastia, Quasilina, Oceanapia et Raspailia).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Co\u00e9lent\u00e9r\u00e9s sont repr\u00e9sent\u00e9s par 8 end\u00e9miques (taux d&rsquo;end\u00e9misme de 1,83%), dont la majorit\u00e9 n&rsquo;a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte que r\u00e9cemment dans les eaux de la r\u00e9gion marocaine, et qui appartiennent aux genres Plumularia, Halecium, Asterosmilia, Placotrochides, Stylaster et Crypthelia.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Ann\u00e9lides Polych\u00e8tes comptent 9 end\u00e9miques (taux d&rsquo;end\u00e9misme de 2,05%), appartenant aux genres Lysippe, Melinna, Mastobranchus, Ambo, Cirrinereis, Nereis et Panousea. Les deux esp\u00e8ces d\u00e9couvertes le plus r\u00e9cemment dans les eaux nationales, respectivement en 1995 et 1996, sont Tharyx retieri et Diopatra marocensis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Arthropodes comptent 58 end\u00e9miques (taux d&rsquo;end\u00e9misme de 1,88%), repr\u00e9sentant \u00e0 eux seuls le quart du total des end\u00e9miques, et appartenant g\u00e9n\u00e9ralement soit \u00e0 des groupes tr\u00e8s peu \u00e9tudi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du Maroc (Ostracodes et Cumac\u00e9s), soit \u00e0 des milieux peu ou pas explor\u00e9s (milieux estuariens et r\u00e9gion saharienne). Il s&rsquo;agit d\u2019esp\u00e8ces appartenant aux genres Danielopolina, Eupolycope, Hemicytherura, Leptocythere, Loxoconcha, Neocytherideis, Ruggiera, Semicytherura, Trachyleberis, Junctichela, Sarsiella, Rutiderma, Euphilomedes, Philomedes, Pseudophilimedes, Parastenope, Synasterope, Balanus, Lithoglypptes, Diastylis, Campylaspis, Makrokylindrus, Apseudes, Cyathura, Eurydice, Lakenosphaera, Pentidotea, Parachiridotea, Ganthesia, Arcturella, Astacilla, Gnathia, Unciola, Maeropsis, Euonyx, Socarnopsis, Liropus, Asthenognatus, Phyllactella, Lilljeborgia, Sympleustes et Podoceropsis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les Sipunculides comptent deux sous-esp\u00e8ces (Golfingia abyssorum punctata et G. rugosa mauritaniense) end\u00e9miques de la r\u00e9gion marocaine, alors que les Chaetognathes, les Brachiopodes, les Echiuriens et les Poissons, sont repr\u00e9sent\u00e9s, chacun, par une seule esp\u00e8ce end\u00e9mique (taux d&rsquo;end\u00e9misme respectifs de 3,44% ; 0,2% ; 11,11% et 0,08%). Les Urocord\u00e9s comptent 18 esp\u00e8ces end\u00e9miques (15,78% de taux d\u2019end\u00e9misme) appartenant aux genres Molgula, Psilostyela, Polycarpa, Styela , Polycitor, Eudistmoa, Liouvillea, Ypsilocarpa, Synoicum, Trididemnum, Didemnum et Aplidium.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Chez les Echinodermes, le taux d&rsquo;end\u00e9misme est de 6%. Il s&rsquo;agit de formes appartenant aux genres&nbsp;<em>Hyphalaster, Luidia, Zoroaster, Ophiacantha, Antedon, Gephyrocrinus, Pentacrinus, Neomorphaster, Ophiernus et Ophiomitrella<\/em>. Le groupe faunistique qui montre le plus grand nombre de formes end\u00e9miques dans la r\u00e9gion marocaine reste celui des Mollusques qui, avec 84 esp\u00e8ces connues, repr\u00e9sente un peu plus du tiers du total des esp\u00e8ces end\u00e9miques; le taux d&rsquo;end\u00e9misme reste cependant relativement faible (5,27%). La majorit\u00e9 de ces esp\u00e8ces provient de la r\u00e9gion saharienne non encore enti\u00e8rement explor\u00e9e et appartiennent aux genres&nbsp;<em>Cerithium, Actaeopyramis, Haminaea, Runcina, Aplysia, Berthellina, Aglaja, Limopsis, Crenella , Dentalium, Arca, Nesis, Abra, Cuspidaria, Pholadomya, Vert icordia, Donovania, Anura, Turbonilla, Calliostoma, Monodonta, Doto, Gibbula, Solariella, Cerithiopsis, Cyclostrema, Cymbium, Turris, Cythara, Thesbia, Odostomia, Eulimella, Fissurella, Fusus, Hyd robia, Marginella, Persicula, Nassa, Ringicula, Cingula, Rissoa, Murex, Placida, Tornatina, Tritonalia, Trophon, Ercolania, Styliger, Chromodoris, Bermudella, Favorinus, Vexillum, Euthria, Mytilimeria<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>Tambja<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Enfin, les Bryozoaires comptent une trentaine d&rsquo;esp\u00e8ces end\u00e9miques appartenant aux genres&nbsp;<em>Idmonea, Entalophoroecia, Tubilipora, Cellarina, Cellaria, Cellepora, Costozzia, Schismopora, Puellina, Spiralaria, Hippodiplosia, Schizomavella, Schizoporella, Schizellozoon, Codonella, Smittina, Porella, Microporella, Holoporella, Electra, Adeonellopsis, Schizotheca, Acanthodesia, Rigionula<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>Peristomella<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">En conclusion, avec un taux d&rsquo;end\u00e9misme de 3,31%, le Maroc est situ\u00e9 parmi les pays ayant un pourcentage d&rsquo;end\u00e9misme normal; mais ce taux d&rsquo;end\u00e9misme devrait, en principe, \u00eatre plus \u00e9lev\u00e9 pour deux raisons principales: de nombreux secteurs des c\u00f4tes marocaines restent encore inexplor\u00e9s ; la surface r\u00e9elle prospect\u00e9e est consid\u00e9rablement plus faible que celle utilis\u00e9e pour le calcul de cet indice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Pour plus de d\u00e9taille, veuillez consulter le document :&nbsp;<a href=\"https:\/\/ma.test.chm-cbd.net\/fr\/documents\/etude-nationale-de-la-biodiversite-marine\">Etude Nationale de la Biodiversit\u00e9 Marine<\/a>.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"250\" src=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/marine.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-472\" style=\"width:743px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/marine.jpg 400w, https:\/\/uicn.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/marine-300x188.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/figure><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faune marine La faune marine, encore incompl\u00e8tement r\u00e9pertori\u00e9e, compte plus de 7.000 esp\u00e8ces connues. 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